L’aide alimentaire en zone urbaine et en zone rurale : un principe de solidarité active
Ecrit le 11 juin 2011, parL’aide alimentaire en zone urbaine (Communauté Urbaine du Grand Toulouse) et en zone rurale « Pays Tolosan ».
EMET est une association loi 1901. Depuis 2008, nous favorisons l’accès à une alimentation saine, variée et locale à destination des personnes en situation de précarité, de handicap, de maladie chronique.
EMET cultive les champs de l’économie sociale et solidaire et propose un dispositif de prévention : éducation par la santé : par une inclusion active, nous proposons des outils stucturants : réseau de jardins + Epicerie Sociale Itinérante.
EMET propose un concept de solidarité active : les personnes qui acceptent de cultiver leur autonomie (fruits et légumes) et de donner une partie de leur production à la BANQUE ALIMENTAIRE bénéficient automatiquement des services de l’Epicerie Sociale Itinérante.
Le camion vente se déplace de jardins en jardins et propose d’adapter son offre alimentaire en fonction des problématiques exprimées par les bénéficiaires : Régimes sans sel, sans gluten, sans sucre,...tout en privilégiant la consommation de fruits et légumes associée à de l’activité physique (jardinage). Nous travaillons en lien avec les UTAMS, CCAS/CIAS, CHRS, Hopitaux, Maison de retraite, associations,...
L’aide alimentaire est accordée aux personnes vivant une situation de précarité pour une période déterminée et suite à une évaluation sociale. La prescription d’une Assistante Sociale (UTAMS, CARSAT) ou d’un agent d’un CCAS/CIAS (Centre Communal d’Action Sociale/Centre Intercommunal d’Action Sociale) est nécessaire pour disposer de colis alimentaire distribués par des structures attachées à une municipalité. L’aide alimentaire peut également se faire par l’intermédiaire d’associations caritatives : Croix Rouge, Restos du coeur, Secours Catholique,...
Un contrat est établi entre le bénéficiaire et le référent social qui oriente le bénéficiaire vers l’Epicerie. Pour accéder aux services de l’Epicerie, le bénéficiaire doit avoir un ou plusieurs projets visant une certaine autonomie : • résorber une situation de surendettement (partenariat avec Parcours confiance pour proposer des Micro crédit personnel), • recherche active d’un emploi (en lien avec le Pole Emploi ou une structure de proximité), • programme d’éducation par la santé (accompagnement aux soins, équilibre alimentaire, atelier cuisine, activités physiques, lutte contre le tabagisme,...) : partenariat avec la CPAM et la CARSAT,... • illettrisme, informatique,...
Constat partagé sur un territoire urbain et rural : coût croissant et rupture de prise en charge entre des dispositifs différents d’une commune à l’autre et d’un quartier à l’autre, problèmes d’approvisionnement (variété, produits frais et d’hygiène dans la distribution). Les problèmes de mobilité, d’isolement et une « nouvelle pauvreté » ne permettent pas de toucher toutes les personnes en difficultés.
Fruit d’une réflexion engagée il y a trois ans avec l’ensemble des forces de ces territoires au travers des Agenda 21, Commission Accessibilité, Evènements, Chartes,... et d’une forte volonté de collaborer sur l’ensemble du territoire, un diagnostic accessibilité abouti à la proposition de mise en place d’un réseau de jardins et d’une épicerie sociale itinérante. Ce dispositif est proposé sur les quartiers toulousain par l’intermédiaire du pôle Economie Sociale et Solidaire et de la politique de la Ville (Contrat Urbain de Cohésion Sociale).
L’enjeu est : • De faire bénéficier d’un crédit de courses aux bénéficiaires des services de l’Epicerie Sociale. Grace à l’économie réalisée, ils peuvent régler tout ou partie de leur dettes ou financer un projet. • D’assurer un service de proximité quant à la distribution alimentaire en faveur des populations vulnérables, • D’apporter un accompagnement de qualité à tous, • De mobiliser les ressources sur le territoire en vue d’une insertion durable, • D’offrir une réponse multi-partenariale rapide, adaptée et personnalisée avec un accompagnement en lien avec les services sociaux (Conseil Général, Régional, ARS, CPAM, MSA, CAF, CCAS, CARSAT, Mairies, associations,...).
EMET propose un accompagnement par la santé : des salariés assurent les accompagnements par prescription médecin, Assistante Sociale, Conseillère en Economie Sociale et Familiale. Ce dispositif permet de centrer les besoins des familles autour de l’aménagement et de la gestion d’un espace paysagé partagé avec les habitants de ce territoire. Les familles peuvent louer une parcelle.
Un local est aménagé afin de proposer des accompagnements individualisés : module Epicerie Sociale et Solidaire Itinérante. Des espaces de médiation ouverts à tous, qu’ils soient collectifs, partagés, communautaires, familiaux, éducatifs, thérapeutiques, d’insertion sociale ou écono-mique, solidaires,...ils permettent par l’aménagement d’une parcelle collective adaptée de proposer un Accompagnement par la Santé.
Une inclusion active : le développement des réseaux d’échanges grâce à la production de biens et services (fruits, fleurs, légumes, ateliers : jardinage, cuisine, soins, budget,...) créé des opportunités, de la valeur marchande, des prises en charge, de Lutter contre les inégalités sociales de santé en s’assurant que chaque personne soit informée sur ses droits à la santé : CMU, complémentaire, bilan santé,... Description.
L’épicerie a vocation à s’ouvrir aux nouvelles formes de précarités. En effet, une frange croissante de la population n’a pas accès aux dispositifs sociaux, malgré des difficultés réelles (surendettement, travailleurs pauvres, santé, logement, mobilité,...) du fait de ressources « trop élevées ». Il s’agit à la fois de traiter une difficulté passagère, d’éviter à certains de tomber dans une précarité durable ou encore d’engager les plus touchés dans une dynamique d’insertion et de resocialisation.
L’épicerie sociale itinérante prend la forme d’une camionnette aménagée en épicerie. La camionnette assure des permanences dans chaque commune pour vendre des produits alimentaires et d’hygiènes et proposer des accompagnements individuels aux personnes ainsi que des actions collectives orientées santé, bien être, prévention réalisés en lien avec les professionnels du territoire. Les permanences assurées dans une salle municipale ou dans le local d’un jardin accessible adapté permettent un accueil individualisé. Ces entretiens donnent lieu, selon des modalités liées aux besoins et aux ressources des adhérents, à l’organisation d’animations, ateliers, informations sur des thèmes divers : nutrition, cuisine, gestion du budget,...
L’action du CESF est basée sur un travail éducatif (fait ponctuellement par des professionnels partenaires) : • avoir la notion du coût des aliments, • savoir composer un menu équilibré, • pouvoir acheter ce qui est utile à la personne et rester vigilant par rapport à la publicité, • apprendre à cuisiner.
Le principe de fonctionnement est d’accepter les personnes sous condition de ressources. Les élus des CCAS choisissent les conditions d’accès à ce service. L’accès à l’épicerie se traduit par une prescription (fiche de liaison) : le référent social (Assistante Sociale, CESF, salarié du CCAS/CIAS) propose ce dispositif via la fiche. Une commission mensuelle (élus municipaux, travailleurs sociaux et Epicerie EMET) statue sur l’attribution d’un montant maximal d’achat à chaque personne (selon ses ressources et sa composition familiale). Les produits proposés sont vendus à 10 ou 20 % de leur valeur marchande. Le bénéfice du dispositif est limité à six mois dans l’année, renouvelable en fonction du projet individuel, l’objectif étant de ramener les personnes vers l’autonomie. Un contrat d’objectif défini avec l’adhérent, détermine les orientations vers lesquelles la personne doit tendre : soin, hébergement, désendettement, formation,... Les engagements sont définis avec le référent social et le coordonateur de l’Epicerie au cours de la commission. Le suivi est effectué par le coordonnateur qui évalue le projet individualisé avec le bénéficiaire. Un planning de fréquentation est adapté en fonction des démarches à entreprendre.
Les critères d’accès Situation de la personne, à savoir personne seule ou famille, • Allocation Adulte Handicapé, • Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi (CAE), • RSA, • Minimum vieillesse (677 € pour une personne seule), • Demandeur d’emploi, • Salarié, • Contrat civique,
Peuvent bénéficier de l’aide alimentaire, tous les foyers qui répondent au barème financier suivant : (Ressources – Charges fixes hors créances ou crédit)/Nombre de personnes au foyer Dans le dossier, il doit apparaître les renseignements suivants :
L’agent ou le bénévole chargé de l’instruction de la demande doit exiger les documents originaux pour remplir le dossier. Il n’est pas nécessaire de prendre les justificatifs en photocopie.
Le dossier original sera validé par l’organisme instructeur qui apposera un tampon et une signature et sera remis au demandeur qui devra le présenter lors de sa première visite à l’ESS.
Liste des pièces à fournir :
Lors de la constitution du dossier, le demandeur devra fournir les originaux des documents suivants :
l’état civil de chaque personne
l’adresse,
la situation familiale,
le budget familial avec les ressources du mois en cours ou mois précédent et les dépenses mensuelles de la famille
les dettes
éventuellement un surendettement,
renseignements sur le logement actuel
la personne qui oriente le(s) demandeur(s),
le montant de l’adhésion demandée.
livret de famille ou carte d’identité ou carte de séjour
quittance de loyer ou contrat de location
justificatifs de toutes les ressources du mois précédent ou mois en cours : bulletin de salaire, notification Pole Emploi, notification CAF ou MSA datée de moins de 3 mois, dernier relevé de banque pour la retraite, rente ou pension d’invalidité, pension alimentaire ou autre…
factures de toutes les charges courantes : EDF, chauffage, cantine, pension alimentaire, assurances maison et voiture, impôts, téléphone, échéances des crédits ou autres.









